NFT non fungible token meek mill mixtape

Après la sortie réussie de son album Expensive Pain en 2021, le chanteur américain Meek Mill a confirmé cette semaine via son compte Twitter que sa prochaine mixtape produite par son label Dream Chasers Records prendra la forme d’un non-fungible token (NFT).

« J’ai une mixtape entière, je peux la mettre en blockchain ? ». Le message posté par Meek Mill sur Twitter ce week-end ne fait plus de doute ! La star du rap US produira sa prochaine mixtape Dreamchaser sous la forme d’un non-fungible token (NFT). C’est-à-dire un contenu numérique unique et indivisible stocké sur la blockchain.

Depuis que l’ex-compagnon de Nicki Minaj a découvert l’univers de la blockchain et des cryptomonnaies, il ne jure que par ça ! En témoigne le « Bored Ape » qu’il arbore fièrement en tant qu’avatar sur son profil Twitter. En avril dernier, il avait déclaré : « Je fais un album NFT dès que j’ai conclu mon contrat. » Avant d’annoncer la couleur en novembre dans un post Instagram quelque peu énigmatique : « Le club de fidélité commence le 1er janvier 2022 #mixtapeNFT. »

Pour l’heure, on ne connaît pas le nom que portera cette mixtape. Certains fans s’appuient sur une photo publiée en novembre sur le compte Instagram de l’artiste (depuis supprimée). De dos, Meek Mill arborait un blouson aviateur avec l’inscription « Loyalty Club ».

Quel choix de plateforme pour Meek Mill ?

Pour autant, il semblerait que Meek Mill ne sache toujours pas sur quelle plateforme sortira son projet NFT. Sur les réseaux sociaux, il a récemment interpellé OpenSea (longtemps leader dans le domaine avant d’être doublé par LooksRare). Mais aussi l’entreprise française The Sandbox ou très récemment NFT42 par le biais de son fondateur Jim Mcnelis. Mais aucune information n’a fuité sur un éventuel accord avec l’une des ces plateformes.

Quoiqu’il en soit, le projet avance bien. Le rappeur de Philadelphie a exhorté ses fans de créer une adresse Ethereum via l’application Metamask. Avant de conclure : « Maintenant, je peux vraiment rapper. » Reste un élément important à déterminer : un NFT étant lié à la blockchain, les chansons qui composeront la mixtape seront-elles partagées ou vendues à un seul et même propriétaire ? Dans tous les cas, sortir une mixtape sous la forme de NFT serait une révolution dans l’univers musical et celui de la blockchain.

Eviter les intermédiaires

Au cours des derniers mois, Meek Mill a fait part de sa frustration concernant son contrat avec l’un des labels qui l’employait : « Je n’ai pas été payé pour ma musique, et je ne sais pas combien mon label a pu se faire sur mon dos. » Une situation qu’il n’était visiblement pas le seul à subir. La chanteuse Keyshia Cole lui avait témoigné son soutien en expliquant qu’elle n’avait jamais reçu de chèque d’une maison de disque.

L’univers des NFT, pour un artiste, apparaît donc comme un moyen de conserver son entière indépendance. Plus besoin d’intermédiaires qui prennent une part importante du gâteau. Le chanteur est connecté directement à sa communauté et gère ses ventes comme bon lui semble. Il peut même partager ses redevances avec les fans qui lui achètent ses NFT. C’est ce que  d’autres stars de la musique tels Nas ou le DJ Deadmau5 expérimentent actuellement.

Il ne fait aucun doute que la blockchain, les cryptomonnaies et les NFT gagnent en popularité dans la musique. Ces domaines du web 3.0 s’y sont immiscés d’abord par leur présence dans les paroles des rappeurs. Et ils deviennent aujourd’hui une option sérieuse pour bouleverser les codes de l’industrie. Ce n’est pas anodin si la superstar Eminem a fait l’acquisition la semaine dernière d’un modèle exclusif « Eminape » du Bored Ape Yacht Club pour la modique somme de… 452 000 dollars. Alors que Steve Aoki a coupé la musique en plein show pour annoncer l’achat d’un NFT « doodles » d’une valeur de 750 000€.

👨‍💼 Président du Club Français des Cryptomonnaies 🎯 Fondateur ALT WRITE SEO 👷‍♂️ Fondateur NFT France

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